Dans la prolongation des débats Danser Demain organisés par Technopol en juin et juillet, la 8ème édition de la Paris Electronic Week aura bien lieu à la Gaîté Lyrique les 24 et 25 Septembre, et sera diffusé à 100% en livestream. En raison des restrictions sanitaires, le festival se concentrera sur la partie conférences et workshops pour cette édition. Les premiers noms des intervenants et le planning maintenant annoncés, et on sait d’ores et déjà que le programme sera dense.

Quand toutes les salles de concert et les clubs sont fermés, que reste-t-il comme espaces pour faire la fête ? Certains ont déjà la réponse, comme Antoine Flot (Border City) ou Maxime (acteur de la free party), mais d’autres attendent encore un modèle qui puisse fonctionner pour eux. Ce sont ces nouveaux espaces temporaires ou durables que les intervenants de la conférence « Espaces-temps des fêtes à venir » tâcheront d’inventer pour répondre aux nouvelles attentes, qu’elles soient sanitaires, sécuritaires ou écologiques.

La fête responsable, comme une réponse radicale aux événements actuels est-elle possible ? Pour tenter d’y répondre, il faudra suivre le débat sur « Les fêtes DYI » avec les exemples de BellastockU-Boat et Brut Pop. Un thème où chacun y va de son inventivité pour repenser les concepts de soirées, mais aussi créer des communautés solides autour d’une nouvelle éthique festive.PARIS ELECTRONIC WEEKAvec l’initiative #MusicToo qui a fait surface cet été, trois ans après la vague mondiale de #MeToo, on comprend que le milieu de la musique en France est en retard sur les questions de lutte contre les comportements oppressants et agressifs. Le combat se fait encore très timide à l’échelle du pays, mais pas à la Paris Electronic Week. Le festival met un point d’honneur à aborder ces problématiques, et propose de les évoquer en trois temps : un workshop sur la sororité en musique avec PWFM, et deux conférences « Balance Ton Corps : sortir les musiques électroniques des systèmes de domination » où interviendront – entre autres – Soeurs Malsaines, La Villette, Act Right et Barbieturix.

Les systèmes de domination, ce sont aussi ceux du privilège blanc sur les personnes racisées. Le festival brise les tabous français et organise un workshop mené par Nyokô Bokbaë et Kabylie Minogue sur l’appropriation culturelle dans les musiques électroniques. Un sujet nécessaire, qui a aussi été évoqué par l’artiste Crystallmess dans son interview à Resident Advisor et son intervention pour Danser Demain.

Vous l’aurez compris, pour braver les difficultés et anticiper les nouveaux enjeux de la fête, la Paris Electronic Week explorera de nombreux sujets et rassemblera de nombreux acteurs du milieu pendant ces deux jours. Pour la diffusion, c’est à retrouver en livestream sur notre page facebook les 24 et 25 septembre prochains.programme jeudi Paris Electronic Week