Après avoir époumoné un bon nombre de danseurs sur les hauteurs du Château Perché, le collectif Perchépolis lance une nouvelle série d’expérimentations sonores, visuelles et sensitives dans notre bonne vieille capitale des Trois Gaules : La Mouche sur le Cuir. L’évènement regroupera les 29 et 30 avril prochains un large spectre artistique à la Sucrière, dans le nouveau – et chic – quartier de la Confluence, et dans une ambiance très gay-friendly, décalée, zen et surprenante (on nous parle déjà de dancefloors à base de tatamis). Comme nous l’a confié Étienne Castel, l’un des fondateurs du collectif, l’enjeu est de « faire de la Confluence, centre du fric d’habitude, un centre du freak le temps d’un week-end ». Et ça s’annonce carrément dantesque.

Le principe du festival repose sur une hybridation des genres, un mélange de sens ou synesthésie, accolant performances visuelles, expériences sportives, ateliers ludiques, ambiances sonores, bref, créant une multitude d’activités burlesques à découvrir autour de trois scènes. Trois scène qui se situeront toutes dans une même salle, permettant la mise en place flexible de lives et de DJ sets en turnover. La bizarrerie est clairement au coeur du concept, mais pas que. La Mouche sur le Cuir semble vouloir proposer une idée de la fête libre, mêlant exigence artistique et aventures collectives. Un freakshow que l’on peut déjà imaginer comme incroyable, au milieu de ces nouveaux immeubles colorés et sophistiqués.

Côté programmation musicale, le festival prend le pari de l’éclectisme. Pour le 29 avril, place à la house parisienne de D.KO Records avec Gab, au groove lyonnais de Folamour, du crew Moonrise Hill Material, ainsi que les membres du collectif Groove From Heaven. La techno ne sera pas en reste avec la venue de Lakker, nouveau poulain de l’écurie R&S Records, et Maxime Dangles, que l’on a plus besoin de présenter. Le lendemain, dimanche 30 avril, nous vous conseillons d’aller faire un tour du côté de Fabrizio Lapiana, de La Noblesse, de Rhode & Brown ainsi que de Cvd. On vous le dit, deux biens belles après-midis s’offrent à vous histoire de vous échauffer un mois avant les Nuits Sonores.

Comme évoqué plus haut, La Mouche sur le Cuir a également pour ambition de vous faire retrouver votre âme d’enfants à travers toute une série de performances, ateliers et étrangetés. Nous retenons particulièrement un bien beau projet intitulé Brutbox dont l’objectif est de permettre, à l’aide de capteurs sensoriels retranscrivant les gestes en sons, aux personnes handicapées – et ce, quelque soit leur handicap – de composer en toute simplicité une musique innovante et complexe. Un tour de force remarquable, que l’on a hâte de voir en action. Vous pouvez retrouver l’ensemble de la programmation et en découvrir un peu plus sur l’univers perché du festival en allant sur leur site web ou en suivant leurs pérégrinations depuis leur page facebook ! En attendant, nous vous laissons vous préparer avec leur trailer, plus quelques tracks représentatives de l’atmosphère de l’évènement.