Œuvrant depuis vingt ans pour les musiques jazz, le festival Marseille Jazz 5 Continents est l’un des événements emblématiques de la ville de Marseille. Du 17 au 27 juillet, la programmation flirte entre artistes locaux, émergents et internationaux, et s’implante dans nombre de lieux culturels de la ville, du MUCEM au Archives Départementales en passant par le Théâtre Sylvain et le Parc Longchamp. Le festival reste fidèle à ses premiers amours qu’il programme à nouveau pour fêter ses 20 ans, comme un hommage.

Les artistes qu’il ne faut pas rater au Marseille Jazz 5 Continents

Le pianiste fou Chilly Gonzales se produira pour la première fois à Marseille cette année. Son style romantique et sauvage est unique, et son approche intimiste et sensible lui vaut de nombreuses ovations. Initié au classique puis au jazz, il dépasse les frontières de genres en collaborant avec le monde de la pop, notamment avec les Daft Punk sur leur album Random Access Memories, mais aussi Boys Noize pour le duo collaboratif Octave Minds. Son album de reprise Other People’s Pieces sortie l’année dernière confirme l’attrait pour le pianiste prodige pour une musique transversale, décloisonnée et libre, dont le seul but serait de créer de l’émotion. Il présentera au festival son projet Piano Vision, accompagné d’une violoncelliste-chanteuse et d’un batteur.

The Good, the Bad & the Queen

Damon Albarn, Paul Simonon (The Clash), Simon Tong (The Verve) et Tony Allen, rien qu’à la lecture de ces quatre noms côte à côte, on peut déjà qualifier The Good, the Bad & the Queen de supergroupe bien à l’anglaise. Leur nouvel album Merrie Land a été produit par Tony Visconti et constitue un hommage en demi-teinte à leur pays, l’Angleterre. Leur deuxième album en onze ans, la collaboration TGTBTQ est rare et précieuse sur scène, en espérant y voir les paroles du titre Nineteen Seventeen s’y accomplir :

And as I come up again
I leave a little bit of England
In a field in France

Artiste mythique de la scène new-yorkaise qui sait s’entourer de musiciens talentueux, John Zorn fascine par  son interprétation libre du jazz, où l’improvisation est reine. Catalyseur de talents comme le guitariste Marc Ribot ou encore Fred Frith, il sait faire ressortir le meilleur de ses collaborateurs. Un artiste rare dont il vaut mieux ne pas rater les lives.

Toute la programmation est à retrouver sur le site du festival.