Peu de festivals peuvent se targuer d’être en compétition – et ce, chaque année depuis sa création il y a huit ans – pour le titre de MFDM, ou Meilleur Festival Du Monde. Et pourtant, les fin de mois d’août prennent une saveur différente et onirique depuis que le Baléapop a touché terre à Saint-Jean-de-Luz.

Porté par le collectif et label Moï Moï (attention, site web fortement épileptique), le festival se divise en deux volets majeurs – à savoir l’art et la musique. Mais la division n’est pas l’ADN de l’événement, bien au contraire : l’idée est de rassembler petits et grands, amateurs de sensations fortes et novices autour de propositions artistiques nouvelles et fédératrices. Certes, la programmation est léchée mais tout comme les Siestes Électroniques toulousaines, l’exigence n’est pas synonyme de repli ou de niche et l’on peut séduire les foules à taille humaine avec de la qualité. On peut être une grande famille et avoir bon goût.

Qu’aurons-nous donc à nous mettre sous la dent cette année ? Du beau, du bizarre et du magnifique. Jugez par vous-mêmes : les cultes A Certain RatioUsé, le groove froid de Buvette en DJ set, la techno virevoltante de Juju & Jordash, la rave psyché de Lorenzo Senni, la house 4.0 de Puzupuzu ou encore les lives doux et planant de Vanishing Twin et Zombie Zombie, l’italie-disco musclée de la légende Daniele Baldelli et le nouveau projet de la moitié de Syracuse, Epsilove. Côté art, une carte blanche sera donnée aux étudiants de l’école d’art bordealaise EBABX et au plasticien, photographe et vidéaste Hoël Duret, tout comme à Julius Von Bismarck, vidéaste également. À noter aussi, la présence d’une installation faisant le pont entre musiques et arts – nous vous le disions plus haut, Baléapop n’aime pas diviser – nommé Folie, For A Song : conçue par Sébastien Martinez-Barat, Benjamin Lafore et le musicien Perez, la structure est conçue comme un point de rassemblement aussi bien architectural et visuel que musical, où les compositions inédites du producteur pourront être entendues. C’est mystérieux, intriguant, différent. Le Baléapop, en somme.

Et puisque les doux Moï Moï ne font décidement rien comme les autres, ils organisent en cloture de festival une « Grande Bouffe » sonorisée par les Sheitan Brothers car « la ramasse du dimanche, c’est tout un art ».  Nous n’aurions pas dit mieux.

Baléapop, du 23 au 27 août à Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohizune). Tarifs et billets par ici.

Crédits Photo : Laurence Revol