Le premier festival de musique électronique en France, Astropolis, fête aujourd’hui ses 25 ans. C’est donc plus d’une génération qui a défilé sur ce festival breton aux multiples facettes, toujours aussi innovant et pertinent dans sa programmation. Le 5, 6 et 7 juillet l’histoire de la musique électronique française marquera une nouvelle étape. Et si ce n’est déjà plus celle de la maturité, on peut en tout cas l’appeler celle de la longévité.

From Saturn to Earth

Et pour cela, le festival n’a pas eu peur d’invoquer les dieux de Detroit Jeff Mills et Mad Mike Banks, sous leur alias X-102. Un duo très rare, voire même inédit en France, sans doute resté perché sur les anneaux de Saturne depuis les années 90. Un duo au sommet de l’histoire de la techno, qu’il ne faudra rater sous aucun prétexte.

Au delà de cette annonce colossale, on retrouve deux autres monuments : Arnaud Rebotini qui jouera sa pièce musicale primée avec le Don Van Club, et le live d’Apparat, dont l’album tout juste sorti vous éblouira de ses milles couleurs atmosphériques.

Les trublions de la rave

Maintenant qu’ils ont posé les bases, Astropolis peut entrer dans le plat de résistance. Cette année, la programmation sera répartie sur quatre jours et dans différents lieux culturels de la nuit de Brest. Parmi eux bien sûr, le fameux château de Keroual, où les lumières perçantes livreront les dernières lueurs de la rave géante.

La programmation globale mêle à la fois les fauteurs de trouble et résidents infatigables que sont Manu le Malin et son alter ego The Driver avec Elisa Do Brasil, Kap Bambino ou Micropoint. Seront aussi présentes les nouvelles productions qui « mentalisent » la révolte, comme Skee Mask, Paula Temple, Lakker, Anthony Linell aka Abdulla Rashim et Max Cooper.

La techno et ses penchants hardcore seront majoritaires, mais pas les seuls à fêter cet anniversaire. Du côté calme après l’orage, on retrouve Kiddy Smile, qui vit au beau fixe, et le selector écossais de house et disco fluorescente Denis Sulta.

Enfin, le retour en force des influences new wave et EBM n’auront pas épargné la Bretagne, et l’on saura nager sur les ondes des synthétiseurs les plus fous avec Jersen Interceptor, Elena Colombi et le live du duo Oktober Lieber.

Astropolis a mis l’accent sur une programmation pointue et exigeante, qui résume à elle seule le croisement de plusieurs générations de la musique électronique, comme sur les traces d’une histoire qui a commencé il y a 25 ans et se poursuit en grande pompe sur ces noces d’argent.

Retrouvez toute la programmation sur le site du festival et sur leur événement.