Les Gemini Brothers viennent de sortir leur nouveau single chez Night Noise avec des remixes de Moscoman, In Flagranti et Daniel Kyo. Le duo de Bucharest est peu connu du public français mais très populaire au sein de la scène dark disco, qui trouve ses marques dans les clubs undergrounds anglais, berlinois et même chez nous à Marseille, chez la Dame Noire.

On leur a posé quelques questions pour en savoir un peu plus sur ce qui les animent musicalement et sur ce qui se trame au sein de cette scène roumaine dont tout le monde parle depuis quelques temps

Hello les gars, vous pouvez nous parler un peu de la genèse de cet EP ?

Il y a plus d’un an et demi, avec un vieil ami nous avons assemblé quelques idées, intégré des influences orientales et roumaines puis enregistré.  On s’est concentré sur les lignes de basse, les sifflements et des notes de guitares. L’EP s’est construit grâce à un ensemble de quatre titres. Vous connaissez déjà deux d’entre eux : il y a Eridu Eridu sorti sur Tici Taci, et Bazar Dilem sortie chez Nein. Le prochain sortira cet été. Ce qu’on cherchait d’abord avec ces titres, c’était de trouver une interconnexion entre tous ces sons avec lesquels nous avons grandi.

Vous saviez dès le départ qu’il sortirait sur Night Noise ?

Hmm… non ! Pour être honnête je ne me souviens plus si c’est nous qui avions envoyé les pistes ou discuté directement avec notre manager, qui dirige Night Noise. Il lui est venu à l’idée qu’il faudrait qu’on sorte le premier vinyle du label ! À cette époque, nous avions déjà les remixes d’In Flagranti, Daniel Kyo et Moscoman. Nous étions vraiment confiants, en plus nous avions très envie de travailler sur une illustration psychédélique pour la cover. Nous avons rencontré Mariana Bassani et Tatiana Batalha, deux photographes et conceptrices professionnelles basées à Londres et Paris, et on leur a demandé si elles pouvaient exprimer en image le titre de l’EP. C’est une équipe étonnante et l’artwork est vraiment super !

Parlez-nous de la scène musicale Roumaine (notamment celle de Bucarest). Vous vous y sentez proche ?

C’est une question douloureuse ! Avant, la scène roumaine ne jouait que de la minimale (qui est très présente au-delà de notre frontière). À part ça il y a de petits groupes d’artistes qui essaient de se faire une place dans des styles différents, attirant l’attention d’autres labels et espérant grandir au fur et à mesure.

Il y a deux ou trois ans, la minimale était la seule scène qui attirait l’attention, maintenant les choses ont changé. Nous avons commencé à programmer des artistes comme Villalobos (Ricardo) ou Carola (Marco) et pas forcement sur des énormes festivals. Et puis les clubs de Bucarest ont l’argent maintenant pour inviter des artistes comme Red Axes, Ivan Smagghe ou Jennifer Cardini. Ces artistes dernièrement cités sont plus intéressés par les nouvelles sonorités technos.

Nous aimons voyager et partager notre musique à différents types de personnes, et puis il y a une plus grande reconnaissance du travail accompli lorsque vous voyez que des promoteurs de l’autre côté de la planète qui sont intéressés par ce que vous faites !

Des projets à venir ?

Certains d’entre eux restent secrets mais nous pouvons vous révéler notre prochaine sortie sur Skint Records (le label de Fatboy Slim) qui comportera trois titres. Sur l’un d’entre eux, nous collaborons  avec la chanteuse Shahin Badar (connue pour sa participation au titre Smack My Bitch Up des Prodigy) et le titre sera remixé par Justin Robertson – un de nos héros musicaux. Nous aurons également des titres dans divers compilations durant l’été et l’automne, mais nous vous en ferons part au fur et à mesure. Nous avons aussi avancé dans la fabrication/conception de « sessions vivantes » mais ce projet verra le jour l’année prochaine.

 

Pour célébrer la sortie de leur nouvel EP, les Gemini Brothers nous offrent un mix exclusif à écouter sans modération :

L’EP Lost Babylon est disponible sur leur Bandcamp.