HOOPS signifie littéralement « cercles » en anglais, mais c’est aussi le nom que l’on donne au cerceau d’un panier de basket. HOOPS vise juste, vous l’avez ?

Que ce jeu de mot somme toute mignon mais un peu gênant ne vous détourne pas de l’essentiel, à savoir leur premier LP Routines. Un condensé de tout ce qui fait (ou a fait, selon les chapelles) l’indie pop : des mélodies à la fois innocentes et surannées, portées par des guitares mélancoliques tout en reverbs et saturations maîtrisées. Une recette maintes fois répétée par le passé oui, et sûrement avec plus de panache et de grandiloquence que ce que propose aujourd’hui les trois garçons de l’Indiana. Mais il y a quelque chose de naïf, de touchant – voir même de fragile chez HOOPS qui nous attrape immédiatement.

Car la formation n’hésite pas à dévier de cette trajectoire parfaite du popeux et s’essaye à une power-pop matinée d’électronique, comme sur les titres Rules ou Benjals, morceau totalement instrumental par ailleurs.

Routines n’est pas révolutionnaire – et c’est tant mieux, nous n’en demandions pas autant. Il invite plutôt à se lover gentiment dans cette douceur rentrée, au soleil ou sous les étoiles. Seul petit hic, la durée : 32 minutes, c’est légèrement court. Il ne reste plus qu’à ré-appuyer sur play, et à se dire que les sentiers battus ont parfois du bon.