Tout est un peu dit dans le titre. Grand Blanc, groupe que j’aime beaucoup dans ces colonnes, est de retour. Après avoir dévoilé un titre étrange, Ailleurs, en forme de longue odyssée synthétique, psyché et sombre, les voilà revenus sur les terrains d’un punk alternatif, sautillant & énergique.

Des skates, des jeunes gens beaux qui dévalent sans peur les rues pentues formant la colline et le quartier de Belleville. Un coin du Nord-Est parisien, haut-lieu d’un métissage joyeux et foutraque, où se mêlent jeunes gens mödernes, diaspora asiatique, galeries indépendantes, bistros déglinguées aux pintes pas chères et aux néons rouges criards, petites frappes et classes populaires.

« Et tu donnes l’amour / de ceux qui n’ont pas d’amour / à ceux qui n’ont plus d’amour / et moi j’ai besoin d’amour »

C’est dans cette atmosphère que Grand Blanc plante son nouveau décor : une new-wave option garage, toujours en français, qui délivre tout son amour pour cette butte défoncée, belle et sale, intrigante et accueillante. Le quatuor ajoute une nouvelle corde à leur arc déjà bien remplie, et s’enfonce encore plus loin dans la pop made in France, celle qui tente tout sans peur d’agacer.