Une année en retrait pour le groupe français Backbone aura suffit à la création d’un nouvel EP. Leur pop sulfurisée a pris une toute autre ampleur depuis Seteka, une énergie nouvelle explorant les frontières imperceptibles de la création pop. Le premier extrait de ce bijou terrestre nous emmène bien au delà des frontières, à Milwaukee dans le Wisconsin.

Les premières notes ruissellent, la voix masculine et pénétrante perd ses cordes dans un chant émouvant, l’appel au secours d’un homme perdu dans un univers qu’il ne reconnaît plus. Le solo de guitare électrique amène l’énergie, le rebond de l’angoisse primaire du chanteur solitaire.

Après sept minutes intenses, une nouvelle protagoniste apparaît dans la brume. Comme une lueur d’espoir, la lumière apparaît enfin dans ce chant accompagné par des douces notes de piano et des échos évangélistes. Elle transforme l’épisode noir en prologue d’une rêverie commune.

L’EP de Backbone sortira fin mars avec quatre titres de synth-pop immersive qui flirtent avec le jazz, la new wave, et une electronica assagie ressemblant en certains points aux très belles ballades de The XX.