« El Arte es basura » (L’art est ordures), tel est le mot d’ordre, ou de désordre, de Francisco de Pajaro, un artiste espagnol qui transforme les ordures en toiles éphémères accueillant ses œuvres et animant ses personnages grotesques et grossiers. Barcelone, Madrid, Berlin, Ibiza, et maintenant Londres ont vu surgir de leurs déchets la beauté imprévisible de petites scènes drôles et poétiques, conçues en un rien de temps, et avec trois fois rien entre les mains.

« Mes œuvres se basent sur l’improvisation, la rapidité d’exécution et l’ignorance de l’art » indique l’artiste à Rue 89, qui lui consacre un article. En écho à la crise économique qui sévit dans son pays, Francisco de Pajaro, ne trouvant pas acheteur pour ses œuvres, s’est emparé de la rue pour peindre, « sans donner d’importance aux efforts et à la valeur économique d’une pièce ». Une démarche qui lui a réussi car sa série Art is Trash s’expose en ce moment à West Bank London Art, une galerie dédiée au street art.