La vie est trop importante pour être prise au sérieux », Oscar Wilde. Belle illustration de la philosophie du dj et producteur californien Justin Martin, a qui a su trouver un parfait équilibre entre succès éclatant et fidélité à la scène underground ces six dernières années. Il s’est fait connaître sur la scène internationale grâce à son titre « The Sad Piano » paru sur le label de Ben Watt, Buzzin’ Fly. Il fait aujourd’hui partie des piliers du label de son ami Claude VonStroke DirtyBird, sur lequel est sorti son superbe dernier album. Comme le suggère le nom de l’opus, Justin y explore avec brio une dichotomie entre la mélodie et le beat house-garage. Cet album, c’est Justin Martin chez lui, faisant ce qu’il fait de mieux – sa légèreté de ton se ballade à travers les différents styles et beats avec une bonne touche d’humour et d’aventure. Et surtout, ne passez pas à côté de « Don’t go », hymne à l’adage détourné Beat, sex and sun… Ghettos & Gardens est une bombe dans le paysage musical actuel, et Justin Martin donne une nouvelle fois une leçon d’humilité et de talent à la scène électronique.